Cadillac prolonge Sergio Pérez en F1 jusqu’en 2029, l’année du moteur GM

Cadillac a tranché avant même de rouler à Mexico. L’écurie américaine de Formule 1 a officialisé le mercredi 28 octobre 2026 la prolongation de Sergio Pérez jusqu’à la fin de la saison 2029. L’annonce tombe deux jours avant les premiers essais libres du Grand Prix du Mexique, la course à domicile du pilote, qui y disputera son 300e Grand Prix. Pour la marque de General Motors, c’est un pari sur la stabilité, au terme d’une première saison sans le moindre point.

Un contrat qui court jusqu’à l’arrivée du moteur GM #

Le contrat de Pérez devait initialement s’achever fin 2027, comme le rappelait encore GM Authority en août. Il est désormais étendu de deux saisons. L’échéance n’a rien d’un hasard : selon Paddock GP, 2029 « correspond à l’échéance annoncée pour l’arrivée du groupe propulseur conçu par General Motors ».

Pour l’instant, les monoplaces Cadillac tournent avec des moteurs Ferrari, comme un client parmi d’autres. Le projet de fond, celui qui a convaincu la F1 d’accueillir une onzième équipe, est de devenir un constructeur complet, châssis et moteur américains. En liant son pilote le plus expérimenté jusqu’à cette date, Cadillac s’assure d’avoir au volant quelqu’un capable de juger le futur moteur maison face aux références du plateau.

À lire Corvette contre Mustang GTD : Chevrolet renonce à une revanche au Nürburgring

Une première saison difficile au classement #

Sur la piste, l’apprentissage est rude. Après dix-huit Grands Prix, Cadillac n’a toujours inscrit aucun point au championnat du monde. Un bilan attendu pour une équipe partie de zéro, mais qui rend d’autant plus parlante la décision de prolonger son leader plutôt que de chercher un nouveau visage.

L’équipe défend une autre lecture que celle du classement. D’après le site news.gp, Cadillac estime que l’expérience de Pérez et ses retours techniques ont contribué au développement du châssis. Une structure répartie sur trois sites, Silverstone en Angleterre, Indianapolis et Charlotte aux États-Unis, a besoin de ce type de repère pour progresser vite.

Pérez : « dès le premier jour » #

Le Mexicain assume son choix. « Rejoindre l’écurie Cadillac de Formule 1 dès le premier jour était un projet auquel je croyais vraiment », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Construire une écurie de Formule 1 à partir de zéro demande du temps, un travail acharné et de la patience. »

À 36 ans, Pérez arrive au bout d’une longue carrière. Il compte six victoires en Grand Prix, trois pole positions et une place de vice-champion du monde en 2023, chez Red Bull, aux côtés de Max Verstappen. Écarté par l’équipe autrichienne à l’issue de la saison 2024, il avait passé une année hors des grilles avant que Cadillac ne lui offre un retour. Il aura 39 ans en 2029 et, selon L’Équipe, il a fait savoir que cette saison serait la dernière de sa carrière.

À lire L’histoire et l’innovation de Dodge, la marque emblématique américaine

Et le second baquet ? #

La prolongation de Pérez déplace la question vers son coéquipier. Valtteri Bottas, l’autre pilote de la première heure, n’a pour l’heure aucune garantie pour les saisons suivantes. Le nom de Colton Herta, engagé dans le programme de développement de Cadillac, circule parmi les options. Rien n’est officiellement tranché, et l’équipe n’a pas communiqué de calendrier.

L’hypothèse Herta aurait une portée symbolique. Le pilote californien, passé par l’IndyCar, offrirait à l’équipe un titulaire américain. Pour une marque qui veut incarner l’Amérique sur les circuits du monde entier, l’argument marketing pèse, même si Cadillac a jusqu’ici privilégié l’expérience avec deux vétérans du plateau.

Un signal envoyé aux partenaires #

Une prolongation jusqu’en 2029, annoncée en pleine saison et sans point au compteur, s’adresse aussi à l’extérieur. Aux partenaires commerciaux d’abord, pour qui un pilote reconnu, très suivi au Mexique et en Amérique latine, reste un atout d’audience. Aux ingénieurs ensuite, qui savent avec qui ils travailleront pendant la phase la plus délicate du projet. Et aux autres écuries, enfin : Cadillac ne se voit pas comme un figurant de passage, mais comme une équipe qui construit sur la durée.

Ce que cela dit de Cadillac #

Pour les passionnés de voitures américaines, l’aventure F1 de Cadillac est aussi un test d’image. La marque de Detroit, connue pour ses berlines de luxe, ses Escalade et sa gamme V de hautes performances, s’est longtemps tenue à l’écart de la discipline reine. Son engagement passe par un plan sur plusieurs années, dont le moteur maison est la pierre angulaire.

À lire Corvette C2 Stingray Cabriolet : L’icône américaine du cabriolet sportif

Garder Pérez jusqu’en 2029, c’est donner à ce plan un fil conducteur : le même pilote, de la première course de l’équipe jusqu’au premier moteur GM. Il reste à transformer cette continuité en résultats, en commençant par un premier point, peut-être devant le public mexicain ce week-end.

Dream Cars USA est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Dans la même rubrique : Voitures Américaines

Aussi : développeur React freelance · forfaits de référencement Google